Commémotion du 8 mai 1945 - 3

Beaucoup de monde, d'enfants pour célébrer la mémoire de nos morts de la 2ème Guerre Mondiale.
Commémotion du 8 mai 1945 - 3
# Posté le mardi 08 mai 2007 09:26

Commémoration du 8 mai 1945 - 2

Commémoration du 8 mai 1945 - 2
Michel se recueille au Monument de St Loup.
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# Posté le mardi 08 mai 2007 09:04
Modifié le mardi 08 mai 2007 09:24

Commémoration du 8 mai 1945 - 1

Commémoration du 8 mai 1945 - 1
L'équipe au Monument aux Morts de le Place du Dr Vauthier.

On reconnaitra :

- Michel,
- Nicole,
- Andrée,
- Sabine,
- Isabelle et
- Eric.

Manquent

- Olivier et
- Moi.
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# Posté le mardi 08 mai 2007 08:57
Modifié le mardi 08 mai 2007 09:08

Déclaration de François Bayrou - Paris le 6 mai 2007

Déclaration de François Bayrou - Paris le 6 mai 2007
Nicolas Sarkozy est élu président de la République. La campagne électorale nous a
souvent opposés. Mais je veux lui adresser mes félicitations et mes voeux de citoyen
pour son mandat. Et ces voeux sont en même temps des voeux pour la France.
Je pense à ceux, autour de lui, qui se réjouissent ce soir, en pensant qu'un grand
pas a été fait pour eux et pour leur pays. Je souhaite de toutes mes forces qu'ils
aient raison.

Mais nombreux aussi sont ceux qui sont déçus et inquiets et ceux-là je ne les oublie
pas.

La campagne électorale a été le temps des promesses. Mais la situation du pays est
telle que les réalités vont reprendre le dessus. C'est un pays fragile, c'est un pays
fracturé, c'est un pays endetté.

Pour se réparer, notre pays a besoin d'être considéré. La France a besoin de
redevenir une démocratie, où tout le monde est entendu et où tout le monde est
respecté. C'est à ce prix qu'est notre unité nationale.

Et la première loi de la démocratie, c'est que tout pouvoir doit avoir son contrepouvoir.
Personne ne doit avoir le pouvoir tout seul. Je ne ménagerai aucun effort
pour faire naître des contre-pouvoirs libres, indépendants, constructifs.
Trop de choses vont se jouer pour l'avenir, qui touchent au social, qui touchent à
l'économie, qui touchent à l'unité nationale, pour que le même pouvoir ait tous les
leviers de commande entre les mains.

Je le dis à Nicolas Sarkozy : le pouvoir absolu, cela paraît être un confort, on peut
décider ce qu'on veut, il n'y a personne pour s'y opposer, mais cela c'est
l'apparence. Car il n'y a personne pour vous empêcher de vous tromper. C'est
pourquoi quand le pouvoir absolu se trompe il se trompe absolument, et c'est tout
le pays, toutes les familles, qui paient l'addition.

Il faut équilibrer le pouvoir. C'est cela l'enjeu des élections législatives. La France
donne le pouvoir, oui, elle le donne nettement, mais elle ne doit pas donner tout
entier sans aucun équilibre.

En même temps, la démarche de ces contre-pouvoirs doit être constructive.
Chaque fois que le président de la République et son gouvernement proposeront
quelque chose de bien, quelque chose qui va dans le bon sens, nous le soutiendrons.
Dans ces circonstances, nous voterons oui et nous nous engagerons. Nous serons
constructifs et positifs.

Mais nous serons vigilants. Chaque fois que nous percevrons un risque, nous le dirons
de la même manière et nous exercerons ainsi un devoir d'alerte.

Cela exige, pour le bien de la France, de sortir du camp contre camp. On ne peut
pas faire la politique de l'avenir en étant pour les uns toujours pour et pour les
autres toujours contre. Je suis persuadé qu'il y a des gens de qualité d'un côté et de
l'autre et qu'il faut en tenir compte pour une nouvelle approche républicaine.
Dans notre vie politique, toutes les forces politiques de gauche, de droite et du
centre vont devoir bouger, vont devoir changer, et apprendre à travailler ensemble
plus souvent que les unes contre les autres. Pour ma part, je ne cesserai de
travailler à ce changement.

Dès cette semaine, je proposerai de lancer un nouveau mouvement, le mouvement
démocrate, qui permettra à tous ceux qui veulent renouveler ainsi la politique, ses
moeurs et ses pratiques, la reconstruire et la rénover, de se retrouver et d'agir
ensemble.

Les démocrates défendront les libertés publiques. Ils exigeront que l'on dise la
vérité aux Français. Ils défendront du même mouvement la modernisation de
l'économie, son énergie créatrice, et la justice sociale. Les démocrates défendront
l'éducation et la recherche. Ils garantiront la défense de notre patrimoine
écologique et climatique. Ils se comporteront en constructeurs d'Europe. Les
démocrates seront des novateurs et des rassembleurs.

Je ne veux pas finir sans avoir un mot pour Ségolène Royal, et les autres candidats
malchanceux, et tous ceux qui se sont battus pour elles et pour eux. Je connais
l'amertume des soirs d'insuccès. Mais je veux leur dire ceci : la démocratie, ce n'est
pas seulement l'affaire des vainqueurs ; ceux qui n'ont pas gagné ont aussi leur rôle
à jouer dans la modernisation et dans l'équilibre de la France.

En vérité celui qui a gagné, et ceux qui n'ont pas gagné, même s'ils ne le savent
pas, ils sont coresponsables de l'avenir du pays.

Nous avons un grand pays en charge, une grande histoire, un grand peuple. Nous
devons à ce peuple de conjuguer nos forces pour préparer son avenir.

Je vous remercie.
# Posté le lundi 07 mai 2007 01:11
Modifié le jeudi 24 mai 2007 17:05

Consignes de vote pour le 2ème tour

Consignes de vote pour le 2ème tour
Mesdames, Messieurs,

Je n'ai à cet instant que deux sujets à l'esprit. Le premier sujet, c'est la France, que j'ai scrutée pendant ces mois de campagne électorale, que j'ai rencontrée en milliers de visages différents, la France qui s'inquiète, qui souffre, qui est déchirée, bien plus qu'elle ne l'a jamais été, et en même temps, la France riche de potentiel, riche de promesses, la France qui voudrait y croire.

Et j'ai à l'esprit aussi, et plus que tout, les quelque sept millions de Français qui m'ont donné leur confiance, qui ont mis leur espoir dans cette démarche nouvelle, faisant surgir d'un coup la troisième force politique française, la seule force nouvelle de notre pays. Les sept millions de Français et tous ceux qui ont eu à un moment ou à un autre l'envie de se joindre à eux, et parfois qui le regrettent. Cela fait un immense espoir.

Il y a désormais dans notre pays trois forces politiques, une à droite, une à gauche, et une au centre. Et c'est le centre qui est la force nouvelle.

Je veux vous parler de l'avenir.

La France a trois problèmes : nous sommes un pays à la démocratie malade ; nous sommes un pays au tissu social déchiré ; nous sommes un pays en manque de croissance.

Notre démocratie est malade de la confiscation du pouvoir, de l'incapacité à faire vivre le pluralisme, des difficultés de la presse, de l'absence de séparation des pouvoirs, y compris du pouvoir économique, de la connivence entre les mondes des affaires, médiatique et politique, de la crise de la justice. Le citoyen n'a pas l'impression d'y trouver sa place. La société civile y est méprisée.

Nous avons à reconstruire, depuis les fondations, notre démocratie.

Le tissu social est déchiré. Partout on croise de lourdes misères, personnes âgées aux ressources très faibles, travailleurs pauvres, difficultés de logement, partout la couleur de la peau, la consonance du nom, la religion, dressent les Français les uns contre les autres, partout le quartier où l'on vit, l'adresse postale, forment ghetto. Entre les policiers et les jeunes, entre les différents quartiers, entre personnes au travail et personnes au chômage ou aux minima sociaux, on se regarde du coin de l'½il, on s'épie, et on est prêts à s'affronter. L'école elle-même, le lieu même de l'égalité des chances, est en situation de doute et d'échec.

Nous avons à retisser notre société.

Nous sommes en panne de croissance. À ce sujet, on prend souvent l'effet pour la cause. Nombre de nos compatriotes par exemple considèrent que le chômage et la faiblesse du pouvoir d'achat sont des maux de notre pays. Ces maux sont des symptômes. Le mal c'est l'absence de croissance. Si nous avions de la croissance, nous aurions des emplois (beaucoup sont à libérer) et nous aurions du pouvoir d'achat à répartir. Beaucoup de nos compatriotes considèrent que l'immigration est la cause de nos maux. La situation de l'immigration est une conséquence. Un pays qui va bien sait intégrer, faire vivre ensemble. C'est l'emploi qui intègre. J'ai rencontré des milliers de jeunes Français d'ascendance immigrée. Ils m'ont tous dit une seule chose : donnez nous du travail et tout le reste s'arrangera ! Donnez nous du taf !

Ma conviction est celle-là : les trois maux de la France, ils doivent être soignés et réparés ensemble !

Or, parlons franchement : Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal, dans le face à face sempiternel de la droite sempiternelle et de la gauche sempiternelle, vont non pas réparer mais aggraver l'un ou l'autre de ces maux.

Nicolas Sarkozy, par sa proximité avec les milieux d'affaires et les puissances médiatiques, par son goût de l'intimidation et de la menace, va concentrer les pouvoirs comme jamais ils ne l'ont été. Par son tempérament, et les thèmes qu'il a choisis d'attiser, il risque d'aggraver les déchirures du tissu social, notamment en conduisant une politique d'avantage au plus riche.

Ségolène Royal paraît mieux intentionnée en matière de démocratie, encore que le parti socialiste n'ait rien fait quand il était au pouvoir pour corriger ces maux, plus attentive à l'égard du tissu social, mais son programme, multipliant les interventions de l'État, perpétuant l'illusion que c'est à l'État de s'occuper de tout, et qu'il peut s'occuper de tout, créant je ne sais combien de services publics, va exactement à l'encontre, en sens contraire, des orientations nécessaires pour rendre à notre pays et à son économie leur créativité et leur équilibre.

Les deux candidats ont de surcroît promis une augmentation absolument délirante des dépenses publiques, de l'ordre de 60 milliards d'euros chacun, dans un pays endetté comme le nôtre, l'un des deux ajoutant une baisse totalement improbable des prélèvements obligatoires dans une proportion que ni Reagan ni Mme Thatcher n'ont jamais approchée même en rêve.

Notre pays a un problème de démocratie, un problème de fracture sociale, un problème d'économie, un problème de dette. Nicolas Sarkozy va aggraver les problèmes de la démocratie et la fracture du tissu social, Ségolène Royal, par son programme, va aggraver durablement les problèmes de l'économie et l'un comme l'autre vont déséquilibrer le déficit et la dette.

De surcroît, par leur choix de l'affrontement camp contre camp, ils affaiblissent durablement la France.

Dans les deux cas, sauf correction forte que je n'aperçois pas, et dont je tiendrai compte si elles intervenaient, ce qui se prépare, après les belles promesses, c'est une nouvelle déception du pays, une impuissance, une paralysie.

Dans cette situation, je ne donnerai pas de consigne de vote. J'estime que les Français qui ont voté pour moi sont en conscience des citoyens libres de leur choix.

Je ne reviendrai pas en arrière sur notre chemin de liberté. Je ne cherche ni n'accepterai aucune soumission ou ralliement à l'un des deux camps.

Je veux au contraire garantir aux Français que quel que soit le vainqueur, ils trouveront pour les représenter une force de contre-pouvoir, libre, capable de dire oui si l'action va dans le bon sens et non si elle va dans le mauvais sens. Capable, autrement dit, de faire sortir la politique des réflexes du toujours pour et du toujours contre, pour défendre l'intérêt général.
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# Posté le samedi 05 mai 2007 09:04